J'ai honte d'avoir été pendant de longues années, jalouse d'une personne qui me prenais pour une moins que rien. J'ai la honte de m'être laissé faire parce que je me croyais incapable. Comme le dit Anne-Laure, je suis du genre " j' men foutiste " et c'est tant mieux. Mais, putain, cette histoire je la travaille encore et encore et je ne peux pas la quitter. Et je la quitterais pas de si tôt. J'ai eu longtemps l'impression de ne pas avoir une vraie vie, de n'avoir rien d'extraordinaire comparée à elle. Et en fait j'ai tout. J'ai le petit ami le plus fantastique au monde, des amis géniaux sur qui je peux compter, et j'ai des principes, des vrais. J'me ment pas à moi-même, je sais très bien que j'ai pas fait les révisions que j'avais prévues pour la terminale, je sais très bien que je finirais le pot de nutella ce soir alors que je me suis cassé le cul à faire des abdos. Et je sais que ceux qui disent m'apprécier ce sont pas des personnes d'un jour mais des personnes de toujours. Merde qu'est ce que je t'admire pour le personnage que tu as su créer en toi, et sur lequel j'ai fantasmé. Mais qu'est-ce que je te hais.